Dame Carcas sur France 2

La légende de Dame Carcas a été présentée sur le Journal de 13 heures de France 2 du samedi 28 septembre 2019. Vous y verrez successivement des touristes devant la statue de Dame Carcas, le conteur Alan Rouch et les enfants de l’école calandreta de la Cité, l’architecte Christian Jaumes et l’historien Gauthier Langlois.

Le reportage a été tourné les 22 et 23 septembre 2019 par Marie Candice Delouvrié et Thierry Gardet. Le format de l’émission a du être réduit en raison de l’actualité rouennaise et chiraquienne.

Ce reportage a inspiré à Dominique Fumanal un billet consacré à l’Étymologie de Carcassonne sur son blog Etymolog!que, publié le 28 septembre 2019.


Pour en savoir plus :

  • Marie Candice Delouvrié et Thierry Gardet, « Contes et légendes : La Dame de Carcassonne », Journal de 13 h France 2, 28 septembre 2019.
  • « Dame Carcas et les origines légendaires de Carcassonne », un article de Gauthier Langlois publié dans le magazine Histoire, de l’Antiquité à nos jours, hors série n° 56, Carcassonne 6000 ans d’Histoire, juillet 2019.
  • La bande dessinée Histoire(s) de Carcassonne dans laquelle on retrouvera à travers deux histoires la Légende contée par un troubadour au XIIe siècle et la réalisation de la statue de Dame Carcas au XVIe siècle.
  • Le manuscrit enluminé de la légende de Dame Carcas, oeuvre de Christian Jaumes, à paraître début octobre.
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Les rapports entre les religions dans le Midi, des origines à nos jours

Vient de paraître !

Les rapports entre les religions dans le Midi, des origines à nos jours
Actes du 63e congrès de la Fédération historique Midi-Pyrénées, Castres 2017

Le 63e congrès de la Fédération historique Midi-Pyrénées s’est réuni à Castres du 6 au 8 octobre 2017, à l’invitation de la Société culturelle du Pays Castrais et de la Société des sciences, arts et belles lettres du Tarn. En cette année de commémoration du 500e anniversaire de la Réforme, il fut consacré aux Rapports entre les religions, dans le Midi, des origines à nos jours. Dans une perspective largement interdisciplinaire, et sur la longue durée, les actes de ce congrès apportent des éclairages sur les relations entre toutes formes de religions (du paganisme aux monothéismes contemporains, en prenant en compte les engagements spirituels les plus divers, ainsi que les convictions a-religieuses ou anti-religieuses affirmées), des relations les plus conflictuelles aux plus apaisées, du sommet à la base des sociétés.

Introduits ou conclus par quatre conférences des professeurs Jean-Marie Pailler, René Souriac, Jacqueline Lalouette et Patrick Cabanel, les dix ateliers, réunissant 32 auteurs, brossent un tableau très complet de ces relations orageuses ou apaisées entre religions, de l’Antiquité à nos jours, pour toute la région Occitanie, dont Castres et la montagne tarnaise sont le cœur géographique et un des épicentres.

TABLE DES MATIERES

  • Accueil par Jean Faury
  • Allocution de Madame Brigitte Laquais
  • Allocution de Madame Éva Géraud
  • Allocution de Monsieur Aimé Balssa
  • Allocution de Monsieur Bertrand de Viviés

Antiquité et Moyen Âge

  • Conférence introductive : Religions et rapports entre religions en Gaule du sud au temps du martyre de Saturnin (250), Jean-Marie Pailler

Du paganisme aux « Sarrasins »

  • Ordre et désordre dans le panthéon d’une cité romaine des Pyrénées centrales : questions sur la structure religieuse de la ciuitas des Convènes, Jean-Luc Schenck-David
  • Ariens et Nicéens à Tolosa au Ve siècle : le cas de l’église wisigothique dite La Daurade, Jean Cassaigneau
  • Remarques sur la présence (ou l’absence) des juifs et des musulmans dans l’hagiographie méridionale au Moyen Âge, Fernand Peloux
  • Aux origines de la chanson de geste Guillaume d’Orange : traditions historiques et légendaires musulmanes et chrétiennes autour de la razzia sarrasine de 793 en Languedoc, Gauthier Langlois
  • Vaudois et juifs dans le Midi méditerranéen Les vaudois à Béziers et dans le Biterrois entre albigeois et catholiques, leurs traces littéraires dans le Breviari d’Amor de Matfres Ermengaud, Henri Barthés
  • Histoire juive, sources chrétiennes : communautés juives et notariat chrétien : les libri judeorum catalans, 1285-1360, Chloé Bonnet
  • Les relations entre les maîtres juifs et les chrétiens (Perpignan, circa 1380-1420), Sarah Maugin et Claude Denjean

Marginalité et hérésies au Moyen Âge

  • Périphéries et marginalités en regard de quelques textes conciliaires et synodaux médiévaux, P. Philippe-Joseph Jacquin
  • La dispute entre catholiques et bons hommes à Montréal (Aude) en 1207, Pilar Jiménez Sanchez

Période moderne

  • Conférence introductive : Un historien moderniste face aux questions religieuse du XVIe siècle, René Souriac

Contacts entre religions à l’époque moderne

  • L’esclavage en Méditerranée : les esclaves chrétiens à Tunis au XVIIe et XVIIIe siècles, Geneviève Falgas
  • Trente ans de controverses entre protestants et catholiques du Midi (1629-1659), Guy Astoul
  • Convergences et divergences épiscopales méridionales face au protestantisme, Guillaume Gras
  • La révocation de l’édit de Nantes fut-elle un drame pour les protestants du Pays d’Olmes ? Bruno Evans

La montagne tarnaise

  • Habitat et demeures dans la montagne castraise durant les guerres de Religion (Tarn, 2e moitié du XVIe s.) : vitalité des agglomérations ou reconstructions ? Adeline Béa.
  • La cohabitation confessionnelle au XVIIe siècle dans le consulat de Viane (Tarn) : une étude socio-spatiale, Laure Demarest-Soubrié
  • Les dimensions religieuses de l’affaire Sirven, Jack Thomas

Castres, capitale protestante

  • Castres, capitale judiciaire : la chambre de l’Édit de Languedoc en résidence à Castres (1595-1670), Stéphane Capot
  • Paul Pellisson et les époux Dacier face à la tentation d’abjurer, Eliane Itti
  • La guerre ou la paix ? Le synode national des Églises réformées de France tenu à Castres sous le regard du roi, du parti protestant et des catholiques méridionaux, Pierre-Jean Souriac

Période contemporaine

  • Conférence introductive : La construction de la laïcité française. De la Déclaration des droits de l’homme à la séparation des Églises et de l’État (1789-1905), Jacqueline Lalouette

Dissidents catholiques et protestants

  • Congénies, quelques centaines d’habitants et quatre confessions (Gard, 1750-1850). De l’entre-soi à la communauté villageoise, Danielle Bertrand-Fabre
  • Étude socio-historique des mouvements de « réveil » du protestantisme tarnais dans la montagne du Tarn au XIXe siècle, Jean-Louis Prunier

Catholiques, protestants et juifs sous l’Occupation

  • Catholiques et protestants de Vabre : le rôle des Églises dans l’accueil et le sauvetage des Juifs durant l’Occupation, Michel Cals
  • Secours et dialogues : l’action de Mgr Bruno de Solages, Marie-Thérèse Duffau
  • L’archevêque d’Albi face à la rafle du Vél d’Hiv : genèse et exégèse de la lettre du 20 septembre 1942 de Jean-Joseph-Aimé Moussaron, Cédric Trouche-Marty
  • Catholiques et juifs dans le Gers (1939-1944), Geneviève et Georges Courtès

Dialogues interreligieux et laïcité

  • Les laïques tarnais et les religions, Jean Faury
  • Catholiques et francs-maçons, Paul Pistre
  • Les relations entre Chrétiens et Musulmans en Occitanie. Le cas des moines bénédictins d’En Calcat et de la confrérie soufie ‘Alawiyya, Habib-Mohamed Samrakandi

Mémoire et mise en récit historique

  • Une mémoire intolérante ? La fête de la Délivrance à Toulouse, Maïté Recasens
  • Fête de la Délivrance, le tricentenaire, Françoise Petit
  • Catholiques et protestants à Mazamet : quelle(s) mise(s) en récit d’un passé « paradoxal » ?, Stéphanie Maffre
  • Conférence finale : Frontières et failles de religion dans le Sud de la France, Patrick Cabanel
  • Discours de clôture, Jean Faury

Un recueil de 576 pages reprenant ces interventions vient d’être édité (septembre 2019) avec un tirage limité (400 exemplaires). Il est vendu au prix public de 29 €. (+ 6 € si envoi postal). Pour toute réservation vous devez adresser le bon de commande à télécharger accompagné d’un chèque à l’ordre de la SCPC, à la Société culturelle du Pays Castrais, 8 place Soult 81100 Castres.

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Avis de recherche : pipes et autres objets de tournerie pyrénéens

Quelques articles vendus par une maison de commerce jurassienne vers 1800 : pipe, chapelet, boutons… de buis ou de bois. Extrait d’un catalogue manuscrit conservé aux Archives de l’Aude.

Si la fabrication de peignes en corne dans la haute vallée de l’Hers, à Sainte-Colombe-sur-l’Hers (Aude) ou en Pays d’Olmes (Ariège) aux XIXe et XXe siècles est bien connue, notamment à travers les recherches de Bruno Evans, il n’en n’est pas de même de la petite industrie pyrénéenne de tournerie et boissellerie travaillant le buis et la bruyère. Cette activité est fort ancienne, comme en témoigne au début du XIVe siècle l’existence du berger hérétique de Cubières, Guilhem Bélibaste, qui vivait en exil de la fabrication de peignes. Cette industrie, plus particulièrement développée au XIXe siècle dans les Corbières et le Fenouillèdes (Aude et Pyrénées-Orientales) a subsisté au moins jusqu’au début du XXe siècle. Mais elle a laissé peu de traces. C’est pourquoi, dans la perspective d’une communication à la Société d’études scientifiques de l’Aude en 2020, je recherche :

  • Documents d’archives tels que factures, catalogues de fabriques…
  • Photographies ou tableaux de personnes de la région fabriquant ou utilisant des objets de tournerie.
  • Objets en buis ou en bruyère susceptibles d’avoir été produits dans l’Aude ou régions voisines.

Merci de votre aide.

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Mes armoiries

     Depuis plus de vingt ans j’utilisais comme logo personnel le chevalier Guilhem de Peyrepertuse, tel qu’il figure à cheval sur son sceau de 1240 (voir ci-dessous).

Guilhme de Peyrepertuse d'après son sceau de 1240

     Souhaitant renouveler mon logo, j’ai choisi d’utiliser des armoiries -choix logique si l’on considère que dans le cadre de mes recherches historiques et généalogiques j’ai mainte fois travaillé sur l’héraldique. Deux solution s’ouvraient à moi : soit créer des armoiries de toutes pièces, soit reprendre des armoiries existantes portées par des ancêtres. Si l’on connait les armes de plusieurs familles Langlois (l’Armorial Rietstap en donne plus de trente) je n’ai pas pu faire de lien entre ces Langlois et ma famille. Et en vertu du droit héraldique qui stipule que toute personne est libre de porter des armoiries à condition de ne pas usurper celles d’autrui, je ne pouvais les reprendre. Partant du patronyme Langlois j’aurais pu créer des armes parlantes comportant par exemple comme meubles une langue et une oie formant rébus (langue oie = Langlois). Mais j’ai préféré reprendre les armes que ma grand-mère maternelle portait sur sa chevalière et que mon oncle maternel porte toujours sur la sienne. Il s’agit des armes de notre aïeule Florence Eulalie Petit-de-Champlain (1813-1888). Sachant que les armoiries constituent un accessoire du nom et que le nom Petit-de-Champlain est tombé en quenouille, c’est à dire n’est plus porté, j’ai, comme ma grand-mère et mon oncle, toute légitimité pour les reprendre.

Armoiries de Nicolas Petit de Marivats peintes dans l’Armorial d’Hozier

      Mes recherches généalogiques m’ont apprises que ces armes étaient portées par plusieurs familles bourgeoises parisiennes nommées Petit, dont l’ancêtre commun vivait au XVIe siècle. Ces familles vivant noblement ou anoblies ont pris entre la fin du XVIIe siècle et le XVIIIe siècle le nom des seigneuries qu’elles avaient acquises. Ce sont les Petit de Marivats, Petit du Bois d’Aulnay, Petit du Motet, Petit de Saint-Lienne et Petit de Champlain. Mon ancêtre Geoffroy Petit, bourgeois de Paris, portait selon l’armorial d’Hozier « d’azur à 3 étoiles d’or » qu’il faut sans doute rectifier par « d’azur au chevron d’or accolé de 3 étoiles de même », armoiries de sa fille Marie-Nicole et de son neveu Nicolas Petit de Marivats enregistrées dans le même armorial.

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Portrait présumé de Jean-Baptiste Geoffroy Petit de Saint-Lienne, premier commis de John Law (contrôleur général des finances et directeur de la Compagnie des Indes) puis bourgeois de Paris et seigneur de Renay. Portait réalisé en 1728 à Paris par Jacques Laumosnier.

      Ce sont aussi celles de Jean-Baptiste Geoffroy Petit de Saint-Lienne (voir ci-dessus), fils ou petit-fils de Geoffroy, connues notamment par son cachet. Comme l’ancêtre commun aux porteurs de ces armes était décédé bien avant l’édit de 1696 établissant l’armorial de France, j’en déduit que ces armes n’ont pas été composées par les commis du juge d’armes d’Hozier et attribuées d’office à la famille Petit. Ces armes sont donc portées dans ma famille depuis au moins depuis le XVIIe siècle et treize générations (dont sept de Geoffroy Petit à Florence Eulalie Petit de Champlain).

      Pour personnaliser mes armes j’ai choisi comme supports deux ours qui font allusion à un article que j’avais rédigé sur la chasse de cet animal dans les Corbières au Moyen Âge. J’y ai ajouté également une devise que j’ai composée pour la famille de ma femme. Je n’ai pas repris en revanche la couronne de marquis qui figure sur les chevalières de ma grand-mère et mon oncle. Ainsi établies ces armoiries se blasonnent : « d’azur au chevron d’or accompagné de 3 étoiles du même qui est Petit de Champlain. –Supports : deux ours de sable. –Devise : Fortius semper. »

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Trencavel, dernier vicomte d’Albi, Béziers et Carcassonne

Premier sceau de Raimond II Trencavel, vicomte d'Albi, Béziers et Carcassonne, 1247. (Revers du sceau. Lacune complétée par montage photographique à l'aide de l'avers). Archives nationales, Service des sceaux, D 760 bis.

Premier sceau de Raimond II Trencavel, vicomte d’Albi, Béziers et Carcassonne, avant 1247.
(Revers du sceau. Lacune complétée par montage photographique à l’aide de l’avers. Archives nationales, Service des sceaux, D 760 bis.)
Le vicomte est représenté à cheval, en armes. Sur son écu et sur le caparaçon du cheval figurent les armes utilisées par les Trencavel jusqu’en 1247.

     Aucune représentation du dernier vicomte de Carcassonne, Albi et Béziers n’était connue, à l’exception de celle figurant sur ses sceaux. Sur une fresque aragonaise de la fin du XIIIe siècle j’ai repéré un cavalier en armes dont les armoiries correspondent à celle des vicomtes de Carcassonne. La nouvelle interprétation de cette fresque permet de trancher entre les différentes hypothèses sur les couleurs des armoiries des Trencavel, couleurs jusque là inconnues, et de supposer la participation de  Raimond II Trencavel au siège de Valencia (1238).

En effet, Laurent Macé a montré que les armoiries de Raimond II Trencavel étaient jusqu’en 1247 un « fascé de gueules et de ravelles », les ravelles étant de petites raves, soit des sortes de radis. Il s’agit d’armes parlantes fondées sur le jeu de mot occitan « Trenca ravel », (tranche ravelle), les fasces du blason tranchant les ravelles. En 1247, Raimond abandonne, en même temps que son titre de vicomte, les armes familiales. Sur ses nouvelles armes il fait figurer des hermines à la place des ravelles. L’identification de la représentation du vicomte sur la fresque aragonaise confirme l’étude de Laurent Macé : les armes des Trencavel sont bien un «fascé de gueules et de ravelles noires ».

Armoiries des Trencavel avant 1247. Dessin : G. Langlois pour Wikipedia.

Cette découverte a donné lieu à un article, paru en 2015 : « À propos d’une représentation du vicomte Trencavel sur une peinture murale de la conquête de Valence : L’exil du dernier vicomte de Béziers, Albi et Carcassonne dans les États de la couronne d’Aragon ». On trouvera ci-dessous le résumé de cet article et un lien pour le télécharger.

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Résumé
L’étude démontre que Raimond Trencavel, dernier vicomte de Carcassonne, Albi et Béziers est représenté sur une peinture murale du début du XIVe siècle conservée au château d’Alcañiz, siège de l’ordre de Calatrava en Aragon. Cette peinture figure l’un des épisodes de la conquête du royaume de Valence entre 1232 et 1238. La présence du vicomte à cette conquête est confirmée par quelques actes. La peinture suggère en outre que le vicomte s’était rangé sous la bannière d’un baron aragonais, Artal de Luna. Ce fait pourrait s’expliquer par un lien familial entre le lignage des Luna et le vicomte. La peinture témoigne enfin de la conservation de la mémoire du vicomte en terre aragonaise, une soixantaine d’années après sa disparition. Cet article permet par ailleurs de confirmer les couleurs des armes des Trencavel et d’évoquer la vie et les relations du vicomte en exil au sud des Pyrénées.

Le vicomte de Carcassonne Trencavel en 1240. (Extrait de la couverture de l'Aude dans l'Histoire de Claude Pelet, Gauthier Langlois et Dominique Baudreu sous la direction d'Alain d'Amato. Editions Aldacom, 2006)

Le vicomte de Carcassonne Trencavel en 1240. (Extrait de la couverture de l’Aude dans l’Histoire de Claude Pelet, Gauthier Langlois et Dominique Baudreu sous la direction d’Alain d’Amato. Editions Aldacom, 2006)

Abstract

On the portrayal of Viscount Trencavel on a wall painting of the Conquest of Valencia: The exile of the last Viscount of Beziers, Albi and Carcassonne in the states of the Kingdom of Aragon. The study shows that Raimond Trencavel, the last Viscount of Carcassonne, Albi and Beziers, was portrayed in an early 14th century wall painting, stored in the castle of Alcañiz, seat of the Calatrava Order in Aragon. This painting depicts one of the episodes of the Conquest of Valencia between 1232 and 1238. The Viscount’s presence at this conquest is confirmed by various acts. Furthermore, the painting suggests that the Viscount fought under the banner of a baron of Aragon, Artal de Luna. This fact is probably explained by family ties between the Viscount and the de Luna lineage. Finally, the painting indicates that, some 60 years after his death, the Viscount was still remembered in Aragon territory. This article also permits the confirmation of the colours of the Trencavel blazon and an indication of the Viscount’s life and relations during his exile in the Southern Pyrenees.

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Resumen

Representación del vizconde Trencavel en una pintura mural de la conquista de Valencia. El estudio muestra que Raimond Trencavel último vizconde de Carcasona, Béziers y Albi aparece en una pintura mural de principios del siglo XIV conservada en el castillo de Alcañiz, sede de la Orden de Calatrava en Aragón. Esta pintura representa a uno de los episodios de la conquista del reino de Valencia entre 1232 y 1238. La presencia del vizconde en esta conquista se ve confirmada por algunas actas. La pintura sugiere además que el vizconde se sumó al bando de un barón aragonés, Artal de Luna. Este hecho podría ser explicado por una relación de parentesco entre el linaje de los Luna y el vizconde. Finalmente esta pintura refleja cómo sesenta años después de su muerte, aún perduraba su recuerdo en las tierras aragonesas. Este artículo sirve, por otra parte, para confirmar los colores del escudo de armas de los Trencavel y para evocar la vida y relaciones del vizconde exiliado al sur de los Pirineos.

« À propos d’une représentation du vicomte Trencavel sur une peinture murale de la conquête de Valence : L’exil du dernier vicomte de Béziers, Albi et Carcassonne dans les États de la couronne d’Aragon », Bulletin de la Société d’études scientifiques de l’Aude, tome CXIV, 2014, pp. 49-60.

Vous pouvez accéder à la version électronique de l’article en cliquant sur l’un des logos suivants :

Vous pouvez aussi acheter le Bulletin Société d’études scientifiques de l’Aude ou le consulter dans de nombreuses bibliothèques comme celles recensées dans le Catalogue collectif français.

Voir aussi :

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On a retrouvé la bergerie de Guilhem Bélibaste, dernier parfait cathare occitan

Panorama depuis les Baillessats, emplacement supposé de la bergerie de Bélibaste, vers le sud et le Canigou. (Photo : Camping des Baillessats).

Le souvenir de la famille du dernier cathare occitan, Guilhem Bélibaste, est conservé dans la toponymie de sa commune natale, Cubières-sur-Cinoble. 

Situation du hameau « Les Balaissas » sur la carte de Cassini (XVIIIe), au nord de Cubières

Un hameau et un champ au nom des Bélibaste

Le regretté Pierre Bascou, historien spécialiste des Corbières au XVIe siècle avait publié sur son blog un article passé largement inaperçu et dont nous résumons ici les conclusions. Pour cet historien le hameau de Baillessats tirerait son nom de Bélibaste, par suite d’une mauvaise graphie ou prononciation. La bergerie qui est à l’origine du hameau aurait appartenu à la famille Bélibaste qui lui aurait laissé son nom ainsi qu’au petit plateau attenant, le « pla de Bélibaste ». Comme le nom de famille Bélibaste est rarissime et n’apparaît plus dans les sources après le XIVe siècle, nous pouvons être sûr que c’est bien la famille du dernier cathare qui a laissé son nom au lieu. Ou que la famille ait pris le nom du lieu. Rappelons enfin que Guilhem Bélibaste était berger et qu’il est donc fort probable qu’il ait utilisé cette bergerie.

Bélibaste, origine du nom et évolution :

Pour compléter le travail de Pierre Bascou ajoutons quelques réflexions étymologiques. Le nom Bélibaste n’est connu dans les sources que sous la forme latine Belibasta, comme anthroponyme désignant des habitants de Cubières des XIIIe et XIVe siècles, ainsi que comme toponyme (voir plus haut), sous la forme française Balibast désignant au XVIIe siècle un espace plat situé au nord du hameau appelé aujourd’hui les Baillessats. Ce nom n’étant pas attesté hors de Cubières, son étymologie est difficile à déterminer. Le nom pourrait venir de l’occitan ou du catalan ancien bèl esbat, en français le bel ébat ou de bèl bast : beau bât, bel animal de bât, belle brute, ou encore de bèl e bast : beau et brut… Toutes ces étymologies pourraient convenir à un berger. Quant au passage de Balibast à Baillessats, il pourrait résulter d’une double mutation phonétique : une métathèse (inversion de syllabe) et syncope (disparition d’un phonème, ici le b), à une époque, le XVIIIe siècle, où le nom n’évoque plus rien : Balibast -> Balisats -> Baillessats. Mais ce passage résulte plus probablement d’une erreur de lecture par confusion entre B et le ß correspondant au double S. Le ß (appelé stz par les Allemands) est encore utilisé en français au XVIIIe siècle, comme l’atteste la carte de Cassini (voir plus haut) qui orthographie le nom Les Balaißas. Ainsi Balibast a sans doute été lu Balißast (Balissaste) par le graveur de la carte. Puis le nom aurait évolué de carte en carte en Baillessats.

Vue aérienne du hameau des Baillessats sur le Géoportail

De la bergerie aux gîtes

Aujourd’hui le hameau des Baillessats est partagé entre plusieurs propriétés qui abritent des gîtes et un camping à la ferme dans un cadre verdoyant. (Voir les liens ci-dessous).

Pour en savoir plus :

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Relations entre Barcelone et Carcassonne à la fin du XIe siècle

Le hasard de la recherche m’a permis de repérer un document en apparence assez insignifiant, non daté et non contextualisé. Après une enquête minutieuse autour des personnes mentionnées, ce document s’est avéré d’un grand intérêt pour l’histoire des relations entre les comtés de Barcelone et de Carcassonne à la fin du XIe siècle. Il nous éclaire aussi sur la vie et les actes d’une comtesse peu connue, sur les voyages, où chevaliers et marchands cheminaient ensemble. C’est enfin un rare et précoce témoignage sur les pratiques comptables catalanes. Le résultat de cette enquête qui utilise des méthodes de datation innovantes est publié sous le titre « Nouvelles perspectives sur les relations entre Barcelone et Carcassonne à la fin du XIe siècle d’après un compte catalan », dans les Annales du Midi, la revue de référence pour l’histoire de la France méridionale.

Langlois (Gauthier). – « Nouvelles perspectives sur les relations entre Barcelone et Carcassonne à la fin du XIe siècle d’après un compte catalan », Annales du Midi, tome 130, n° 304, 2018, p. 519-533.

Paru en septembre 2019, disponible en stock ou sur commande chez les libraires, consultable dans toutes les grandes bibliothèques françaises et étrangères, de nombreuses bibliothèques et services d’archives en Occitanie.

Résumés

Nouvelles perspectives sur les relations entre Barcelone et Carcassonne à la fin du XIe siècle d’après un compte catalan

Un compte non daté est interprété comme les dépenses d’une expédition menée par la comtesse Mahaut après l’assassinat de son époux Ramon Berenguer II, pour défendre l’héritage de son fils convoité par les comtes et barons catalans et occitans. Escortée par quelques chevaliers catalans et guidée par des marchands juifs, Mahaut aurait cherché des soutiens dans plusieurs comtés et recruté dans les Corbières un groupe de chevaliers pour tenter de reprendre les comtés de Carcassonne et Razès en cours d’appropriation par les Trencavel.

New perspectives on relations between Barcelona and Carcassonne at the end of the 11th century according to a Catalan account

An undated account is interpreted as the expenses of an expedition led by the Countess Mahaut after the assassination of her husband Ramon Berenguer II, to defend the inheritance of his son coveted by the counts and barons Catalan and Occitan. Escorted by some Catalan knights and guided by Jewish merchants, Mahaut would have sought support in several counties and recruited in the Corbières a group of knights to try to retake the counties of Carcassonne and Razes being appropriated by the Trencavel.

Noves perspectives sobre les relacions entre Barcelona i Carcassona a finals del segle XI segons un compte català

Un compte sense data s’interpreta com les despeses d’una expedició dirigida per la comtessa Mafalda després de l’assassinat del seu marit, Ramon Berenguer II, per defensar l’herència del seu fill cobejat pels comtes i barons català i occità. Escortat per alguns cavallers catalans i guiats per comerciants jueus, Mafalda hauria buscat suport en diversos comtats i va reclutar als Corbières un grup de cavallers per intentar reprendre els comtats de Carcassona i Razes apropiats pel Trencavel.

Bonus : géolocalisation des lieux cités dans le compte sur carte Google maps

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La datation des plafonds peints médiévaux

12e rencontres de l’Association internationale de Recherche sur les Plafonds Peints Médiévaux
La datation des plafonds peints médiévaux
Béziers | Capestang
Vendredi 13 septembre | Samedi 14 septembre 2019

Pour ses douzièmes rencontres, la RCPPM revient à Capestang où elle est née, sous le plafond du château des archevêques de Narbonne. Tout près, Béziers a conservé un étonnant plafond, dont l’accès est difficile, celui de l’hôtel dit « la notairie » : il nous sera ouvert. Contrairement à ce que l’on croit parfois, Béziers a abrité bien d’autres plafonds ; tous n’ont pas disparu et une promenade dans le Béziers médiéval est l’occasion de prendre conscience de l’ampleur et de la richesse de la ville qui fut aussi un conservatoire des plafonds peints médiévaux. Dater un plafond peint : on sait la force de la dendrochronologie pour dater les charpentes. Mais le décor ? À l’aune de l’héraldique trois plafonds, dont celui de Puisserguier, découvert en 2012 et encore inaccessible au public, semblent étroitement contemporains : peints l’année où Christophe Colomb découvrit l’Amérique « vel circa ». Comment l’établir ?
Sur inscription à plafondspeints@sfr.fr

Vendredi 13 septembre
14H 30 – 18H : AUTOUR DU PLAFOND DE LA NOTAIRIE : DÉCOUVERTE DES PLAFONDS PEINTS DU BÉZIERS MÉDIÉVAL

  • Visite guidée par Frédéric Mazeran (RCPPM ; architecte au service patrimoine du département de l’Hérault) en compagnie de Jacques Nougaret (SALS Béziers).
  • Présentation du plafond de la notairie par Laurent Girousse (RCPPM).

Samedi 14 septembre
9H – 13 H, CAPESTANG (SALLE DU PEUPLE) : 1492 VEL CIRCA : LA DATATION DES PLAFONDS PEINTS MÉDIÉVAUX

  • Dendrochronologie
  • 9h-9h45 Frédéric Guibal (IMBE ; Aix Marseille Université, CNRS, IRD, Avignon Université) : Dendrologie, dendrochronologie et plafond peints. Étude des plafonds peints languedociens.
Armes de Pierre d’Abzac de la Douze, abbé de Lagrasse et archevêque de Narbonne
  • Les apports de l’héraldique
  • 9h45-10h15 Valérie Dumoulin (Bibliothèque Municipale de Toulouse) : Observer un plafond en héraldiste.
  • 10h30-11h Monique Bourin (RCPPM) : Le plafond de la maison dite du viguier à Puisserguier (Hérault).
  • 11h-11h45 Marion Ortiz, étudiante en master à l’université de Toulouse Jean-Jaurès : Le plafond du château de Pomas (Aude).
  • 11h45-12h30 Jean-Pierre Sarret (RCPPM) – Gauthier Langlois (chercheur associé au laboratoire Framespa, Université de Toulouse II – CNRS) : Les plafonds peints du 16, rue Paul Vergnes (Maison du patrimoine) à Lagrasse (Aude).
  • 13h -14h 30 : Un buffet sera servi sur place.
  • 14h 30 – 16h 30 : Assemblée annuelle de la RCPPM.
  • 16h 30- 17h 30 : Pour ceux qui le souhaitent, visite du plafond peint du château des archevêques de Narbonne à Capestang.

  • Plus d’informations :

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