Carcassonne dans la bande dessinée

Trencavel devant la porte Narbonnaise dans son état du XXe siècle. Couverture de l’Aude dans l’Histoire dessinée sous la direction d’Alain d’Amato par Claude Pelet sur un scénario de Gauthier Langlois et Dominique Baudreu. Editions Aldacom, 2006

Carcassonne, décor réaliste ou édifice imaginaire ? Depuis plus de trente ans, la Cité et ses remparts s’assurent une belle postérité en bandes dessinées.

     En 2004 le Comité départemental du tourisme de l’Aude confie au Centre d’études cathares la réalisation de l’exposition L’Aude, pays cathare en bandes dessinées. (Voir Histoire du catharisme n° 1, 2006, p. 38-39). Cette exposition souligne déjà la place de Carcassonne dans la production francophone. En 2010 le Centre d’études cathares préparait un dossier sur le catharisme dans la bande dessinée pour son magazine Histoire du catharisme. Pour ce numéro, jamais publié, j’avais préparé un article sur Carcassonne dans la bande dessinée. Le voici en version PDF : Extrait de Histoire du Catharisme, n° 11, 2010.

Vue de la porte d’Aude et du château comtal dans Le rouge et le noir, Soleil productions, 2011. L’image dessinée dans le bon sens dans la version japonaise a été inversée dans la version française pour changer de sens de lecture.

     Depuis plusieurs albums ont été publiés sans remettre en question les conclusions de mon article. Parmi ces nouveaux albums citons Les Amants de Carcassonne dessiné par Luca Malisan sur un scénario de Laurent-Frédéric Bollé. L’histoire de la ville y est évoquée de manière originale puisqu’une partie de l’action se situe pendant la Seconde guerre mondiale. En revanche les scènes se situant au moment de la Croisade des Albigeois ne tiennent pas compte des travaux récents des historiens et archéologues. C’est étonnant car l’album est coédité par les Editions du patrimoine, émanation du Centre des monuments nationaux gèrant le château et les remparts de Carcassonne.

Tiffauges en Bretagne ou les remparts de Carcassonne ?  
 Jhen, tome 13, L’Ombre des cathares, éditions Casterman 2011

     Au cinéma la cité de Carcassonne est souvent utilisée comme décor figurant une ville médiévale telle que Nottingham dans Robin des Bois, ou Liège dans Quentin Durward. De la même manière quelques albums dont l’action ne se situe pas dans l’Aude utilisent la ville comme simple décor. C’est ainsi que Jean Pleyers, pour reconstituer le château de Gilles de Rais à Tiffauges s’inspire manifestement des remparts de Carcassonne. Dans une adaptation en manga du Rouge et le noir de Stendhal, les dessinateurs japonais utilisent une vue du château comtal pour représenter la prison où le héros Julien Sorel attend son exécution.

Quelques références :

  • Jean-Marc LAFON, « Les représentations du catharisme dans la bande dessinée francophone (1978-2001) », Heresis, n° 35, automne-hiver 2001, p. 91-119.
  • Charles PEYTAVIE (dir), L’Aude, pays cathare en bandes dessinées, Carcassonne: Centre d’études cathares et Comité départemental du tourisme de l’Aude, 2001, 10 panneaux d’exposition. (Cette exposition peut être empruntée auprès du Comité départemental du tourisme de l’Aude.)
  • Gauthier LANGLOIS, « Carcassonne, décor réaliste ou édifice imaginaire ? », Les cathares en bandes dessinées, Histoire du catharisme, n° 11, 2010, p. 26-29.
  • Alain PIGNON, « Carcassonne en bande dessinée », Chroniques de Carcassonne, depuis 2010.
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