Une aventure passionnante dans la Méditerranée du XIVe siècle : Agnès et Robert Vinas. – La compagnie catalane en Orient

Un tableau du XIXe siècle donnant une vision romantique et nationaliste de l'accueil des Almogavares par l'empereur byzantin sert de couverture à l'ouvrage.

Un tableau du XIXe siècle donnant une vision romantique et nationaliste de l’accueil des Almogavares par l’empereur byzantin sert de couverture à l’ouvrage.

     La Chanson de la croisade albigeoise évoque la présence de mercenaires catalans et aragonais au service des seigneurs méridionaux. Ils sont notamment présents au siège de Termes, en 1210, où ils contribuent à une défense particulièrement efficace puisque le château n’est pris qu’au bout de quatre mois de siège. Ils sont également présents aux sièges de Toulouse. Ces mercenaires correspondent sans doute à ceux qui sont connus en Espagne sous le nom d’Almogavares, l’équivalent des routiers français. Les Almogavares toujours accompagnés de leur famille, vivent de razzia en territoire musulman quand ils ne sont pas au service d’un seigneur. Ils participent en 1229 à la conquête de Majorque menée par le roi Jaume Ier avec l’aide de chevaliers occitans tels qu’Olivier de Termes et Chabert de Barbaira. Au début du XIVe siècle, leurs descendants ou successeurs se regroupent en une compagnie, la première des grandes compagnies du bas Moyen Âge. C’est le destin extraordinaire de cette compagnie et de ces hommes qui nous est conté par Agnès et Robert Vinas dans un livre superbe et passionnant. Voici comment les auteurs présentent leur épopée :

     L’histoire de la Compagnie catalane en Orient est celle d’une armée de mercenaires partis de Sicile en 1303 au secours de l’Empire byzantin menacé par les Turcs et qui, au terme de ses pérégrinations, finit par trouver, sans l’avoir recherchée, sa terre promise au pied de l’Acropole d’Athènes. Mais l’intérêt de cette aventure ne se limite pas à une originalité qui dépasse de beaucoup la fiction : elle permet aussi une plongée exceptionnelle dans la vie de la Méditerranée orientale au début du XIVe siècle. Car cette bande de «fous furieux» difficilement contrôlables sert ou menace tour à tour des ambitions qui la dépassent infiniment, et, comme un grain de sable irritant, devient un acteur incontournable de la géopolitique dans cette partie du monde.

La suite du compte rendu de cet ouvrage est à lire sur le site Cliothèque. Voir aussi la présentation de l’ouvrage par les auteurs sur leur site Méditerranées et la présentation des auteurs sur le site de l’éditeur TDO.

Advertisements
Cet article, publié dans Compte-rendu, est tagué , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s