Mieux vaut servir le roi : les Abban ou l’ascension sociale d’une famille occitane pendant la Croisade des Albigeois

chavalier-raimond-abbanRaimond Abban en cavalier, peint vers 1278 sur le plafond de la maison de Béranger Mage

Communication présentée par Gauthier Langlois dans le cadre des séances mensuelles de la Société d’études scientifiques de l’Aude
samedi 16 décembre 2017 à 14h30
Carcassonne, auditorium de la chapelle des Jésuites.

     Dans la première moitié du XIIIe siècle, les frères Abban, issus d’une branche cadette de seigneurs châtelains des Corbières, ne pouvaient espérer une place honorable dans la société grâce à leur seul héritage. C’est pourquoi la Croisade des Albigeois constitue pour eux une opportunité d’ascension sociale. Alors que la majorité des chevaliers occitans s’engage dans une résistance contre l’Église catholique et le roi de France, Raimond, Guilhem et Bérenger Abban font un choix politique et religieux très différent. Ils s’engagent au service du roi et participent à toutes les opérations militaires menées contre les rebelles et les cathares : les sièges de Cordes (1227) et Toulouse (1228), la défense de la Cité de Carcassonne assiégée par Trencavel (1240), le siège de Montségur (1243-1244), la prise de Quéribus (1255). Leur engagement indéfectible aux côtés du roi en Languedoc et en Terre Sainte leur attire l’hostilité de faidits tels que le farouche Chabert de Barbaira ; mais aussi, à l’opposé, l’amitié du valeureux Olivier de Termes. Leur fidélité au roi leur vaut l’attribution de seigneuries dans les Corbières et leur accession au rang de barons de la sénéchaussée aux côtés des Lévis ou des Voisins. Ils sont les fondateurs d’une dynastie qui se maintient à la tête de plusieurs seigneuries des Corbières jusqu’au XVIIIe siècle. Leur parcours est représentatif de ces occitans qui participent, par opportunisme ou sincérité, à l’affirmation de la monarchie française au cours des XIIIe et XIVe siècles.

     Cette communication sera précédée par une communication sur l’enceinte fortifiée de l’abbaye cistercienne de Villelongue par l’archéologue Frédéric Loppe.

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